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Désignation d’un directeur général pour l’INRS (juillet 2017)

Dans le cadre du processus de consultation pour la désignation du directeur général de l’INRS, le SPINRS doit transmettre un avis relatif à la candidature de monsieur Luc-Alain Giraldeau. Après consultation de ses membres, 65 réponses sont parvenues au SPINRS. Les résultats de la consultation sont présentés dans le graphique suivant :

Résultats du sondage des membres du SPINRS pour la désignation de M. Giraldeau comme DG de l’INRS

Merci pour votre participation.

Mot du président (mai 2017)

La dernière année aura été sous le signe de la transition. De notre côté, la tâche m’incombait de reprendre le flambeau de Jean-Charles Grégoire qui a été à la barre du syndicat durant les dernières années et qui était amplifié par le départ de Daniel Cyr, VP affaire interne, qui a été remplacé par Marie-Soleil Cloutier. Je vous dirais que je me sentais comme un jeune novice. Je n’étais pas tout à fait prêt (c’est un euphémisme) à relever ces nouvelles fonctions. Mais les choses ont vite évolué, et voilà que moins de deux semaines après ma nomination je signais le dépôt de deux griefs majeurs jugeant qu’il y avait une application inappropriée de certaines clauses de la convention collective touchant des lettres d’insatisfaction. Ainsi, ai-je eu droit à mon premier CRT en présence de M. Arbour, suivi de ma première rencontre de Comité de grief.

Sans vouloir prendre séance sur les points qui seront abordés par Marie-Soleil, il demeure que le premier point abordé en CRT aura été celui nous demandant de revoir l’augmentation de salaire de 5,1% prévue pour le 1er décembre 2016. Ce point ayant été abordé en AG quelques jours auparavant, sachant que l’exécutif du SPINRS avait déjà signifié à la direction de l’INRS une feinte de non-recevoir à cette proposition, nous avons réitéré notre position en indiquant que nous étions surpris de revoir cette requête. Malgré la déception manifestée par M. Arbour, ce point a été tournant puisqu’il m’a permis de me positionner pour le reste de mes interactions avec la direction. Par la suite, la première rencontre de griefs a été aussi intéressante. Devant la position de la partie patronale qui argumentait qu’elle agissait en accord avec les principes de la convention collective, nous avons pu mettre en évidence nos arguments et ainsi de maintenir notre position dans ces dossiers. Devant la tournure des événements, suite à une proposition émise par Me Tétrault-Hébert, nous avons sondé l’intérêt de la partie patronale d’enclencher un processus de médiation. Après acceptation des deux parties, nous sommes entrées dans une très longue discussion qui a conduit à un accord de principe. Encore autant d’expériences qui m’ont permis de mieux comprendre les enjeux et le rôle du président du syndicat.

Puis est venue l’annonce du départ du Directeur général de l’INRS et du jeu de chaises musicales qui en suivit. Ceci a fait en sorte que les rencontres prévues du CRT ont été reportées à plusieurs reprises. Je laisse Marie-Soleil vous donner plus de détail.

En juin dernier, les membres du consortium de services juridiques ont négocié une nouvelle entente pour les deux prochaines années. Au fil des ans, les demandes de services augmentant, un deuxième procureur était régulièrement appelé pour piloter certains dossiers. Avec cette nouvelle entente, nous avons consolidé la présence d’un deuxième procureur, restructuré le mode de fonctionnement et de financement du consortium. On doit souligner la qualité de l’encadrement que nous avons pour tout ce qui touche les aspects légaux.

Enfin, je voudrais aborder le point des consultations dans la désignation du directeur général de l’INRS. Certains nous auront reproché de n’avoir pas été transparents dans notre façon de fonctionner. Je vous rappelle que l’objectif de la consultation était de transmettre un avis représentatif de la position de la majorité des personnes consultées ayant répondu aux sondages. Après réflexion, je dois donner raison à ceux qui demandaient les résultats. Ma position en était une qui voulait ne pas placer le SPINRS dans le jeu de rivalité entre les centres. J’arrive à la conclusion que le SPINRS ne devrait pas avoir ce type de considération. Le SPINRS est une entité qui représente l’ensemble des professeurs, quels que soient leurs centres. De plus, lors de ces sondages, nous n’avions aucune idée de la provenance des réponses. Ainsi, je me permets de vous transmettre les résultats de ces consultations. Dans le cas des deux premières consultations, 60 professeurs ont répondu au sondage. La proportion de ceux étant défavorables à M. Faubert était de 53,3% et de 56,7% dans le cas de M. Bastiny. Lors du deuxième sondage, 59 professeurs ont répondu et un taux de 84,8% des réponses était défavorable à M. Baril.

Enfin, je voudrais souligner l’excellent travail accompli par les membres de l’exécutif en 2016-2017. Les membres du SPINRS peuvent compter sur des personnes dévouées et disponibles et qui ont à coeur les conditions des professeurs de l’INRS. En votre nom, je tiens à les remercier!

Claude Guertin
Président SPINRS

Valoriser la recherche en instrumentalisant le corps professoral!

Montréal, le 12 mai 2017 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) se réjouit que le gouvernement se dote d’orientations explicites en matière de recherche, fondées sur des engagements financiers qui corrigent en partie le retard accusé par Québec en cette matière depuis plusieurs années. Elle déplore toutefois la faible place donnée au corps professoral dans son élaboration. En effet, la mise en œuvre d’une nouvelle Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) était réclamée depuis des années par la communauté universitaire de recherche, qui craint cependant, au terme d’un exercice de consultation tronqué, de faire l’objet d’une instrumentalisation.

« La plus grande portion des fonds de recherche annoncés est destinée à satisfaire les besoins immédiats des entreprises ou les priorités de l’État, ce qui témoigne d’une vision à courte vue de la recherche », observe Jean-Marie Lafortune, président de la FQPPU. « Non seulement l’innovation semble réduite à ses dimensions économiques et commerciales, mais son financement largement orienté réduit aussi considérablement les impacts bénéfiques de la recherche motivée par les problèmes de fond qu’identifient les chercheurs eux-mêmes dans le cours de leurs activités », ajoute M. Lafortune.

La littérature scientifique est pourtant claire : la dynamique profonde de recherche et d’innovation gagne à laisser une grande latitude aux chercheurs pour déterminer les objets et le calendrier de leurs travaux. « De plus en plus d’études suggèrent également que la concentration des fonds de recherche vers un nombre restreint de chercheurs, de disciplines jugées prioritaires ou de grands projets en partenariat avec les entreprises, n’est pas un investissement fécond parce qu’il ne se concrétise pas en une production scientifique accrue », poursuit M. Lafortune. Ces effets de concentration privent également le Québec de connaissances fondamentales primordiales à l’avancement de la société. « Au cours des derniers mois, la FQPPU a fait des propositions concrètes visant à faciliter l’obtention d’un financement de recherche non lié pour tous les professeures et professeurs d’université. Cette initiative bénéficiant du soutien de plus de 90 % du corps professoral québécois, nous poursuivrons nos efforts pour obtenir ce nouveau mode de financement », conclut M. Lafortune.